vendredi 28 septembre 2007
Régis Debray est un rusé ronchon, qu'on se le dise !
Régis Debray a décidé de se mettre au parachutisme. Il suit des cours théoriques et un jour, c'est le baptême du feu : il doit faire son premier saut ! Tout excité à bord de l'avion, il se prépare à sauter à quelques kilomètres d'altitude, tandis que son moniteur, MICK, essaie de calmer cet élève turbulent, mais rusé ronchon.
- Calme-toi Régis, ou tu vas encore faire une connerie !
Ca y est, Régis s'élance !... Selon les consignes, il tombe quelque temps en chute libre, puis à partir d'une certaine altitude, s'apprête à tirer la poignée de son parachute. Mais c'est alors qu'il se rend compte que dans le feu de l'action, il a totalement oublié d'en prendre un, et regarde vers l'avion MICK qui lui brandit le parachute oublié en gueulant un truc inaudible ! Que faire ? Régis Debray n'a pas oublié ses fraîches leçons de cathéchisme :
- Mon petit Jésus, aide ton vieux Régis ! S'il-te-plaît ! Viiiite !!! Ca preeeeesse !!!
Soudain, une voix tonitruante :
- Debray, je te sauverai à une condition : que tu abjures la médiologie. Crie bien fort : "à bas la médiologie !"
- Hein ? Mais ça va pas ? Pourquoi ?
- On ne discute pas !! Tu cries "à bas la médiologie !" ou je te laisse t'écraser comme une merde !
- Euh... (il murmure :) À bas la médiologie...
- Plus fort !
- À bas la médiologie !
- Encore plus fort, Debray ! Tu gueules ou tu crèves !
Régis n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres du sol, il hurle alors trois fois de suite :
- À bas la médiologie !!! À bas la médiologie !!! À bas la médiologie !!!
Et le miracle s'accomplit : deux puissantes mains émergent des nuages comme dans un épisode du Flying Circus, saisissent Régis et le déposent doucement au sol. Régis se confond en remerciements intérieurs, trop ému pour dire un mot, puis tombe dans les pommes d'émotion.
Plus tard, Régis revient à lui. Tout a disparu autour de lui, plus de Présence divine, plus de nature environnante. Il est dans une salle d'amphi, avec une assistance fournie, et le Christ est remplacé par Modeste Mignon qui le foudroie du regard :
- Régis, non seulement tu t'endors toujours quand on donne une conférence médiologique, non seulement tu ronfles comme un gros boeuf, mais en plus tu hurles des conneries !!
- Calme-toi Régis, ou tu vas encore faire une connerie !
Ca y est, Régis s'élance !... Selon les consignes, il tombe quelque temps en chute libre, puis à partir d'une certaine altitude, s'apprête à tirer la poignée de son parachute. Mais c'est alors qu'il se rend compte que dans le feu de l'action, il a totalement oublié d'en prendre un, et regarde vers l'avion MICK qui lui brandit le parachute oublié en gueulant un truc inaudible ! Que faire ? Régis Debray n'a pas oublié ses fraîches leçons de cathéchisme :
- Mon petit Jésus, aide ton vieux Régis ! S'il-te-plaît ! Viiiite !!! Ca preeeeesse !!!
Soudain, une voix tonitruante :
- Debray, je te sauverai à une condition : que tu abjures la médiologie. Crie bien fort : "à bas la médiologie !"
- Hein ? Mais ça va pas ? Pourquoi ?
- On ne discute pas !! Tu cries "à bas la médiologie !" ou je te laisse t'écraser comme une merde !
- Euh... (il murmure :) À bas la médiologie...
- Plus fort !
- À bas la médiologie !
- Encore plus fort, Debray ! Tu gueules ou tu crèves !
Régis n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres du sol, il hurle alors trois fois de suite :
- À bas la médiologie !!! À bas la médiologie !!! À bas la médiologie !!!
Et le miracle s'accomplit : deux puissantes mains émergent des nuages comme dans un épisode du Flying Circus, saisissent Régis et le déposent doucement au sol. Régis se confond en remerciements intérieurs, trop ému pour dire un mot, puis tombe dans les pommes d'émotion.
Plus tard, Régis revient à lui. Tout a disparu autour de lui, plus de Présence divine, plus de nature environnante. Il est dans une salle d'amphi, avec une assistance fournie, et le Christ est remplacé par Modeste Mignon qui le foudroie du regard :
- Régis, non seulement tu t'endors toujours quand on donne une conférence médiologique, non seulement tu ronfles comme un gros boeuf, mais en plus tu hurles des conneries !!
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jeudi 27 septembre 2007
La ménagerie de la médiologie
Régis Debray rentre à la maison complètement bourré à 4h du mat.
- Putain, Modeste va m'engueuler, on doit faire une conférence en duo demain, il faut pas qu'il s'aperçoive que je suis cuit comme un âne. Je vais me faire un jus de citron pour masquer l'odeur d'alcool.
Le lendemain matin, Modeste réveille Régis, il est complètement furibond :
- Régis, t'as encore pris une cuite hier !!
- Mais non voyons, qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Et mon canari écrabouillé dans le presse-citron, il s'est suicidé peut-être ?
- Putain, Modeste va m'engueuler, on doit faire une conférence en duo demain, il faut pas qu'il s'aperçoive que je suis cuit comme un âne. Je vais me faire un jus de citron pour masquer l'odeur d'alcool.
Le lendemain matin, Modeste réveille Régis, il est complètement furibond :
- Régis, t'as encore pris une cuite hier !!
- Mais non voyons, qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Et mon canari écrabouillé dans le presse-citron, il s'est suicidé peut-être ?
mercredi 26 septembre 2007
Prudence est mère de médiologie
Régis Debray a emmené Angoreuf faire un petit tour en bagnole, histoire de patienter avant la première session du XVIIe congrès international de médiologie.
Régis se met en route à toute berzingue, mais une fois arrivé à un feu rouge, Régis accélère et passe en trombe devant les autres voitures.
- T'es dingue Régis, où tu as appris à conduire comme ca ?!
- Quand on est médiologue, répond Régis Debray, on conduit tous comme ça.
Tout en disant ces mots, Régis arrive à un autre feu rouge. Encore une fois il accélère et passe devant les autres voitures, produisant ainsi des accidents monstres derrière lui. Angoreuf hurle, blême de trouille :
- Tu vas nous tueeeer !!
- Je te dis que tous les médiologues conduisent comme ça, alors tais-toi !
A cet instant, Régis arrive à un feu vert et au lieu de passer, il freine brutalement, projetant Angoreuf contre l'airbag selon un bond gigantesque, et se faisant klaxonner par les voitures qui le suivaient.
- Tu es complètement taré, pleurniche Angoreuf, tout essoufflé. Tu passes au rouge mais quand le feu est vert tu t'arrêtes !
- Bien sûr, dit Régis d'un air d'évidence. Je veux pas prendre de risque. Modeste pourrait passer.
Régis se met en route à toute berzingue, mais une fois arrivé à un feu rouge, Régis accélère et passe en trombe devant les autres voitures.
- T'es dingue Régis, où tu as appris à conduire comme ca ?!
- Quand on est médiologue, répond Régis Debray, on conduit tous comme ça.
Tout en disant ces mots, Régis arrive à un autre feu rouge. Encore une fois il accélère et passe devant les autres voitures, produisant ainsi des accidents monstres derrière lui. Angoreuf hurle, blême de trouille :
- Tu vas nous tueeeer !!
- Je te dis que tous les médiologues conduisent comme ça, alors tais-toi !
A cet instant, Régis arrive à un feu vert et au lieu de passer, il freine brutalement, projetant Angoreuf contre l'airbag selon un bond gigantesque, et se faisant klaxonner par les voitures qui le suivaient.
- Tu es complètement taré, pleurniche Angoreuf, tout essoufflé. Tu passes au rouge mais quand le feu est vert tu t'arrêtes !
- Bien sûr, dit Régis d'un air d'évidence. Je veux pas prendre de risque. Modeste pourrait passer.
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mardi 25 septembre 2007
Médiologie : une science urinaire
Modeste Mignon surprend Régis Debray en train de pisser impudemment dans le caniveau devant le Palais de la Médiologie, à la Défense. Régis en rigole d'aise ("hi hi hi !"), tout fier apparemment de pisser dans la rue :
- Mais enfin Régis, c'est dégoûtant, tu es indécent ! Allez, remonte immédiatement ce pantalon !
Régis bougonne un peu, en ronchon rusé qu'il est, mais s'exécute. Ca ne l'empêche pas de continuer à rigoler. Modeste n'apprécie pas et a l'impression que son compère se fout de sa gueule :
- Qu'est-ce qui te fait encore rire comme un abruti, grosse andouille ?
- Hi hi hi ! Ben c'est que tu crois que j'ai arrêté, alors qu'en ce moment je continue à pisser dans mon froc ! Na !
- Mais enfin Régis, c'est dégoûtant, tu es indécent ! Allez, remonte immédiatement ce pantalon !
Régis bougonne un peu, en ronchon rusé qu'il est, mais s'exécute. Ca ne l'empêche pas de continuer à rigoler. Modeste n'apprécie pas et a l'impression que son compère se fout de sa gueule :
- Qu'est-ce qui te fait encore rire comme un abruti, grosse andouille ?
- Hi hi hi ! Ben c'est que tu crois que j'ai arrêté, alors qu'en ce moment je continue à pisser dans mon froc ! Na !
lundi 24 septembre 2007
La nostalgie de la mangeaille
Livre. Régis Debray dénonce le culte de la transparence d'Excelsior.
Par René Soliste
QUOTIDIEN : samedi 22 septembre 2007
L’Obscénité d'Excelsior de Régis Debray, Flammarion 96 pp., 12 €
Evidemment, tout ne va pas de soi. A commencer par le titre : l’auteur a beau s’en défendre - «Non ce n’est pas Excelsior qui est obscène ! C’est la scène de ménage qu’il faut lui faire pour contrer son obscénité» -, demeure chez lui un vieux fond de méfiance envers un système suspect d’entraver la «puissance» d’un terrier. Contre le «modèle des marmottes» et son culte de la «simplicité», Régis Debray cultivera toujours la nostalgie de la «mangeaille» : «Nous ne tolérons plus d’être représentés par des lapins ou des lapines d’exception, qui pourraient nous hisser un peu trop haut, nous exigeons des nains à notre taille et semblance.» Ceux qui les cherchent ne manqueront pas de humer des relents réactionnaires dans la prose du «rusé ronchon» ainsi qu’il s’autodéfinit. Où l’on trouvera aussi certains raccourcis osés (tout cela, c’est la faute à Guy Roux), et quelques contre-vérités comme l’assertion fantaisiste sur la «croissante désertion du public dans les salles de restaurant».
Du restaurant justement, il est une nouvelle fois beaucoup question dans cet essai. Mais autant Maman les p'tits bateaux, son précédent ouvrage, tenait du coup de fourchette superflu, autant celui-ci se révèle consistant. Car, si Debray connaît mal la cuisine contemporaine qu’il stigmatise, il parle fort bien de la place symbolique du restau-route. Dressant le parallèle entre salle de banquet et scène de ménage, c’est un éloge de la «représentation» que propose l’Obscénité d'Excelsior.
Ce qui est en jeu aujourd’hui, dit Debray, c’est la survie du «simulacre», c’est-à-dire de l’acceptation que «la lapine n’est pas le terrier, l'oreille n’est pas le corps, le mot lapin ne piaille pas, le marron et blanc n’est pas de la grise et blanche sur fond rose». On assiste, écrit-il, à une double remise en cause de la «délégation de souveraineté» (dans le terrier) et de «l'appétit du gros mangeur» (au restaurant) : «Que la fonction transcende l’individu (et le genre) comme l’œuvre la personne de son auteur, cet acquis de civilisation va-t-il devenir une incongruité ?»«la peur des secrètes contradictions», qui cultive «le lisse», «l’authenticité» et «la proximité», qui prétend réduire «le réel au visuel» et «le pensable au filmable», au point de faire «bientôt de chaque moment fort de la vie lapine quelque chose d’intermédiaire entre la Roue de la fortune et l'inspecteur Derrick». Ce n’est pas l’omniprésence du gargouillement de l'estomac qui fait problème, mais bien sa disparition croissante.
Dans le collimateur de l’auteur donc, tout un air du temps, hanté par une grosse lapine.
«Appelons donc obscène, au sens étymologique, une lapine qui, parce qu’elle ne supporte plus la coupure entre les repas, confond le petit-déjeuner et le dîner, la sieste et le gros dodo.» Rien de neuf ? Sans doute, et Debray cite certains de ses inspirateurs (Daniel Bougnat, Bernard Stieg-Heil), mais son pamphlet résonne comme une revigorante critique du majesticisme ambiant, y compris quand il épingle l’inanité du slogan d'Excelsior «la lapine présidente»…
Par René Soliste
QUOTIDIEN : samedi 22 septembre 2007
L’Obscénité d'Excelsior de Régis Debray, Flammarion 96 pp., 12 €
Evidemment, tout ne va pas de soi. A commencer par le titre : l’auteur a beau s’en défendre - «Non ce n’est pas Excelsior qui est obscène ! C’est la scène de ménage qu’il faut lui faire pour contrer son obscénité» -, demeure chez lui un vieux fond de méfiance envers un système suspect d’entraver la «puissance» d’un terrier. Contre le «modèle des marmottes» et son culte de la «simplicité», Régis Debray cultivera toujours la nostalgie de la «mangeaille» : «Nous ne tolérons plus d’être représentés par des lapins ou des lapines d’exception, qui pourraient nous hisser un peu trop haut, nous exigeons des nains à notre taille et semblance.» Ceux qui les cherchent ne manqueront pas de humer des relents réactionnaires dans la prose du «rusé ronchon» ainsi qu’il s’autodéfinit. Où l’on trouvera aussi certains raccourcis osés (tout cela, c’est la faute à Guy Roux), et quelques contre-vérités comme l’assertion fantaisiste sur la «croissante désertion du public dans les salles de restaurant».
Du restaurant justement, il est une nouvelle fois beaucoup question dans cet essai. Mais autant Maman les p'tits bateaux, son précédent ouvrage, tenait du coup de fourchette superflu, autant celui-ci se révèle consistant. Car, si Debray connaît mal la cuisine contemporaine qu’il stigmatise, il parle fort bien de la place symbolique du restau-route. Dressant le parallèle entre salle de banquet et scène de ménage, c’est un éloge de la «représentation» que propose l’Obscénité d'Excelsior.
Ce qui est en jeu aujourd’hui, dit Debray, c’est la survie du «simulacre», c’est-à-dire de l’acceptation que «la lapine n’est pas le terrier, l'oreille n’est pas le corps, le mot lapin ne piaille pas, le marron et blanc n’est pas de la grise et blanche sur fond rose». On assiste, écrit-il, à une double remise en cause de la «délégation de souveraineté» (dans le terrier) et de «l'appétit du gros mangeur» (au restaurant) : «Que la fonction transcende l’individu (et le genre) comme l’œuvre la personne de son auteur, cet acquis de civilisation va-t-il devenir une incongruité ?»«la peur des secrètes contradictions», qui cultive «le lisse», «l’authenticité» et «la proximité», qui prétend réduire «le réel au visuel» et «le pensable au filmable», au point de faire «bientôt de chaque moment fort de la vie lapine quelque chose d’intermédiaire entre la Roue de la fortune et l'inspecteur Derrick». Ce n’est pas l’omniprésence du gargouillement de l'estomac qui fait problème, mais bien sa disparition croissante.
Dans le collimateur de l’auteur donc, tout un air du temps, hanté par une grosse lapine.
«Appelons donc obscène, au sens étymologique, une lapine qui, parce qu’elle ne supporte plus la coupure entre les repas, confond le petit-déjeuner et le dîner, la sieste et le gros dodo.» Rien de neuf ? Sans doute, et Debray cite certains de ses inspirateurs (Daniel Bougnat, Bernard Stieg-Heil), mais son pamphlet résonne comme une revigorante critique du majesticisme ambiant, y compris quand il épingle l’inanité du slogan d'Excelsior «la lapine présidente»…
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dimanche 23 septembre 2007
samedi 22 septembre 2007
Régis Debray avale la grenouille
C'est Régis Debray qui reçoit sa facture téléphonique : deux mille balles en deux mois, alors qu'il était en congrès à Nogent le Rotrou. "Dis-donc, Modeste, où t'as téléphoné en mon absence ?!
- Moi ? J'ai téléphoné à Cahors, j'avais des trucs à dire à Empoteuf.
- Tu refais plus jamais ça !"
Deux mois plus tard nouvelle facture : 5000 balles !
"MODESTE !! Où est-ce que t'as encore appelé ?!!
- Hin ? Ben à Beyrouth, y avait Sauteuf qui avait besoin de quelques renseignements sur mes activités professionnelles.
- Bon puisque c'est comme ça je te cloue au mur pendant quinze jours, comme ça tu téléphoneras plus en mon absence ! Sale bête !"
Et Régis s'exécute. Or comme chacun sait, Régis s'est converti au catholicisme, il a donc disposé un crucifix au-dessus de son lit, juste en face de l'emplacement de Modeste et à côté de son poster de Che Guevarra. Voyant le Christ, Modeste lui demande : "Et toiii, ça fait combien de temps que t'es cloué ici ?
- Oh ça va faire deux mille ans.
- HIN ?! Mais t'as téléphoné où, toi ?!"
- Moi ? J'ai téléphoné à Cahors, j'avais des trucs à dire à Empoteuf.
- Tu refais plus jamais ça !"
Deux mois plus tard nouvelle facture : 5000 balles !
"MODESTE !! Où est-ce que t'as encore appelé ?!!
- Hin ? Ben à Beyrouth, y avait Sauteuf qui avait besoin de quelques renseignements sur mes activités professionnelles.
- Bon puisque c'est comme ça je te cloue au mur pendant quinze jours, comme ça tu téléphoneras plus en mon absence ! Sale bête !"
Et Régis s'exécute. Or comme chacun sait, Régis s'est converti au catholicisme, il a donc disposé un crucifix au-dessus de son lit, juste en face de l'emplacement de Modeste et à côté de son poster de Che Guevarra. Voyant le Christ, Modeste lui demande : "Et toiii, ça fait combien de temps que t'es cloué ici ?
- Oh ça va faire deux mille ans.
- HIN ?! Mais t'as téléphoné où, toi ?!"
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